Le cousin Sbastien.
Ah ! Comme il tait drle, le petit cousin Sbastien ! La campagne, vraiment, il n'y connaissait rien de rien, mais ce n'tait pas de sa faute : il vivait  la ville. Sa faon de s'tonner de tout faisait pouffer de rire Marie-Blanche et Coraline.
- Oh! s'criait-il, par exemple. Venez voir, venez voir! 
Les deux petites filles accouraient en se bousculant.
- Que se passe-t-il? demandaient-elles.
- Il y a l un ruban de velours qui se promne. Ce Sbastien !
- C'est une chenille, gros bta ! rpondait Marie-Blanche. 
Dans son habit noir et brun, tranquillement, sans se presser, la chenille traversait le chemin. Sbastien s'extasiait.
- Une chenille ! Une chenille !
Ce qui surprit le plus Sbastien, ce fut le potager. Quel drle d'endroit, en vrit !... Pour lui, les tas de carottes, les montagnes de choux, toutes les salades poussaient chez le marchand de lgumes entre la caisse enregistreuse et les paquets de figues !