La panthre.
C'tait une femelle. La fourrure du ventre et des cuisses tincelait de blancheur. Plusieurs petites taches, semblables  du velours, formaient de jolis bracelets autour des pattes. La queue musculeuse tait galement blanche, mais termine par des anneaux noirs. Le dessus de la robe, jaune comme de l'or mat, mais bien lisse et doux, portait ces mouchetures caractristiques, nuances en forme de roses, qui servent  distinguer les panthres des autres espces de flins. Cette tranquille et redoutable htesse ronflait dans une pose aussi gracieuse que celle d'une chatte couche sur le coussin d'une ottomane. 
Ses sanglantes pattes, nerveuses et bien armes, taient en avant de sa tte qui reposait dessus, et de laquelle partaient ces barbes rares et droites, semblables  des fils d'argent.
Honor De Balzac.